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Histoire de la région Saint-Vincent

Vu que les Frères de la Charité ont été fondés à Gand - en 1807 - par le prêtre Pierre Joseph Triest, la Belgique est le berceau des Frères de la Charité. P.J. Triest était inspiré par saint Vincent de Paul qui avait une attention spéciale pour les pauvres. C’est pourquoi P.J. Triest veut fonder une communauté religieuse qui s’engagerait depuis une spiritualité vincentienne pour les personnes dans le besoin. Cette communauté a évolué vers une congrégation qui est active dans plus de 20 pays dans les soins, l’éducation et l’accompagnement de jeunes, de personnes handicapées et de malades mentaux.
Aujourd’hui la région Saint-Vincent consiste de la Belgique et de la Roumanie.

Quelques moments historiques pour les Frères de la Charité

  •  Le début de la première école de jour en 1814 à Gand ;
  • Le début des soins aux malades mentaux en 1815 en les libérant de leurs chaînes ;
  • Le début de la formation de sourds en 1826 à Gand ;
  • Le départ vers le Canada en 1865 comme première fondation étrangère (photo à droite)
  • La reconnaissance de la congrégation comme institut de droit pontifical en 1899 ;
  • Le départ des premiers Frères missionnaires vers le Congo en 1911 ;
  • L’établissement de l’administration principale à Rome en 1967 ;
  • La fondation d’une initiative en 1992 et d’une communauté conventuelle en 1999 en Roumanie ;
  • Toujours mus par la charité au XXIe siècle.

Les initiatives des frères de la charité en belgique : comment cela a commencé

1. Enseignement

A partir de 1809 le Frère portier Jan Bertyn enseignait  aux jeunes des rues à la porte de la Biloque à Gand. C’est devenu le début de toute une évolution et de nombreuses fondations à l’avantage de l’enseignement des jeunes dans l’enseignement primaire, secondaire et technique.
La première école de jour était l’école de la Biloque qui a été démarrée en 1814, suivie de Froidmont, Bruges, Roborst et Saint-Nicolas. En 1820 un novice a été envoyé à Namur pour y suivre les cours des Frères des Ecoles Chrétiennes. Une traduction de l’ouvrage de Jean-Baptiste de la Salle a été faite par le directeur de l’école des pauvres à Bruges, le Frère Benoît, et a été éditée en 1825.
Après l’indépendance de la Belgique l’enseignement a pu être étendu davantage. L’enseignement secondaire s’y est ajouté à la fin du XIXe siècle. En 1896 Merksem et Tamise ont commencé et en 1899 Turnhout comme premier avec l’enseignement secondaire. Dans les orphelinats on prêtait surtout de l’attention à la formation professionnelle, ce qui a été développé plus tard davantage dans les établissements pour personnes handicapées. Une école technique à part a été érigée en 1924 à Tessenderlo.

Actuellement on dispense en Belgique dans plus de 50 écoles un enseignement maternel, primaire et secondaire normal et un enseignement primaire et professionnel spécial.

2. Les soins aux personnes handicapées

Afin de bien commencer l’école pour sourds dans la Biloque, deux Frères, le Frère Aloïs et le Frère François-Xavier, ont été envoyés à Groningue pour se perfectionner à l’Institut Guyot en enseignement pour sourds selon la méthode gestuelle de l’Abbé de l'Epée, un Français. En 1825 et en 1835 on a organisé cet enseignement, respectivement à Gand et à Bruxelles.
En 1872 le Frère Cyriel Piot a écrit un manuel sur la lecture labiale qui était développée davantage dans les instituts des Frères. A Bruxelles on accueillait dès le début également des aveugles.
En ce qui concerne les soins aux personnes handicapées, nous pouvons mentionner qu’ils avaient commencé déjà à partir de 1840 dans une section à part, ce qu’on appelait le « Préau des Enfants » dans le couvent de ce temps des Alexiens. A partir de 1877 on a érigé un institut distinct pour ces enfants à Gand.
Un personnage qu’il faut certainement mentionner à la lumière des soins aux handicapés mentaux est le Frère Ebergiste De Deyne, qui a fait avec son ouvrage « L'éducation sensorielle chez les enfants anormaux », publié en 1922, du travail de pionnier dans l’enseignement spécial.

Aujourd’hui 12 centres orthopédagogiques en Belgique appartiennent au groupe des Frères de la Charité.

3. Les soins aux malades mentaux

A partir de 1815 les Frères de la Charité assument sans interruption les soins aux malades mentaux en Belgique. Leur première tâche consistait en les soins des malades mentaux de l’Orphelinat pour Hommes, qui était situé dans les caves du Château de Gérard le Diable à Gand (photo à droite).
En 1820 les Frères ont repris les soins dans l’hospice Carolus à Froidmont, et en 1836 à Saint-Trond. La collaboration entre Triest et Guislain mérite ici une mention spéciale. Après 1860 toute une série d’établissements psychiatriques ont été fondés : un nouvel établissement à Saint-Trond (1866), Zelzate (1871), en Irlande à Waterford (1883), à Tournai (1884), Montréal-Canada (1884), Mortsel (1894), Dave (1901), Venray-Pays-Bas (1906), Bruges (1910), Noordwijkerhout-Pays-Bas (1922), à Beernem pour remplacer Bruges (1930), Bierbeek (1932), Manage (1938), Eikenburg-Pays-Bas (1949), l'Annonciation-Canada (1960), Ndera-Rwanda (1970), Kamenge-Burundi (1985), la Côte-d’Ivoire, les Philippines, l’Inde ...
A partir de 1924 on a édité une propre revue « Ziekenverpleging », qui paraît encore actuellement sous le nom de « Psychiatrie en Verpleging ».

Aujourd’hui 15 centres psychiatriques en Belgique font partie du groupe les Frères de la Charité.

4. Les soins pour les nouveaux besoins

Outre les initiatives plutôt classiques on a pris récemment bien des initiatives comme réponse à des situations nouvelles d’urgence. Ainsi deux maisons d’accueil pour pauvres ont été érigées (Les Sauvèrdias à Jambes et La Maison Triest-Maison Communautaire Tabor à Gand), une maison pour des personnes avec des questions existentielles (Béthanie à Knesselare) et une maison pour sidéens (Effeta à Renaix). Il y a également encore des initiatives de petite échelle pour l’accueil et l’accompagnement de groupes cibles spécifiques.

5. La coopération au développement

Bien que les Frères de la Charité ne soient à l’origine pas une congrégation missionnaire, on a quand même démarré en 1911 une tradition en envoyant cinq Frères vers le Congo de cette époque, plus particulièrement à Lusambo. Plus tard ils sont également partis pour le Rwanda et le Burundi, et à partir de 1928 au Transvaal en Afrique du Sud.
En 1929 surtout des Frères néerlandais sont partis pour l’Indonésie, et en 1936 pour l’Inde, où ils sont restés une dizaine d’années.

Aujourd’hui l’ONG Fracarita Belgique assume les initiatives belges des Frères de la Charité au Sud.

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